Marie de Hennezel: « La mort sereine »

Psychologue clinicienne et psychanalyste, Marie de Hennezel débute sa carrière en 1975 au planning familial, où elle accompagne pendant sept ans des femmes en détresse, puis travaille auprès de patients psychotiques à l’hôpital psychiatrique de Villejuif. En 1986, à l’initiative de François Mitterrand, elle rejoint la première unité de soins palliatifs d’Europe continentale à Paris, contribuant à développer une approche centrée sur la dignité et la présence auprès des personnes en fin de vie. Elle accompagne également des malades du sida et cofonde en 1992 une association dédiée à leur soutien. Son ouvrage majeur, La mort intime, traduit dans de nombreuses langues, a profondément marqué la réflexion sur l’accompagnement des mourants. Son engagement lui vaut la Légion d’honneur et l’Ordre national du Mérite, ainsi que plusieurs missions ministérielles sur la fin de vie. Auteure, conférencière et formatrice, elle poursuit aujourd’hui un travail de transmission autour de l’accompagnement, du vieillissement et du sens de la vie.

Vient de sortir en librairie le dernier livre de Marie de Hennezel « La mort sereine » qui aborde une question dont on ne parle jamais : le choix, la volonté de personnes âgées de cesser de s’alimenter et de boire (AVNH) pour glisser lentement et doucement vers la mort. Une manière de consentir à mourir qui n est pas douloureuse comme l expliquent les deux gériatres qui interviennent dans mon livre. Une décision sereine qui n est pas accompagnée d’une détresse, ce qui différencie l’AVNH du syndrome de glissement.
« Je vous laisse le découvrir et en parler autour de vous. J ai voulu rétablir la vérité car beaucoup d’idées fausses circulent à propos de ce lâcher prise, souhaité par beaucoup de personnes âgées qui ne veulent pas qu on leur propose une euthanasie. Un geste trop radical, qui implique autrui. Elles veulent qu’on respecte leur décision de ne plus s’alimenter, qu’on vérifie qu’elles ne souffrent pas, et qu’on les accompagne dans cette lente glissade vers une mort consentie ».

« LE VERITABLE ALLÈGEMENT EST PSYCHOLOGIQUE. C’EST CELUI QUI PERMET DE NE PAS ÊTRE UN FARDEAU NI POUR SOI-MÊME, NI POUR LES AUTRES »

M.H